Cher cousin,

Je suis toujours passée par les mots pour soigner mes maux. J’ai toujours cru qu’écrire pourrait me permettre de guérir. J’ai toujours été convaincue que dire les choses me permettrait de m’en sortir.

Notre vie s’est arrêtée samedi 8 juin. Ton accident de la veille, les larmes de ma mère, mon incompréhension initiale, la colère qui s’installait, mais aussi la volonté d’y croire et cette conviction intime que tu t’en sortirais.

J’appréhendais tellement de te voir comme ça. J’appréhendais tellement de ne pas te reconnaitre, de ne pas retrouver celui que j’avais limite vu naitre. Et pourtant…

Evidemment, tu as changé. Mais je crois que cette épreuve m’a autant changée que toi. Si « grâce » à toi j’ai appris que tout était éphémère, j’ai surtout appris que rien n’était plus précieux qu’une minute de plus passée sur cette Terre.

Les médecins disent que tu es fragile, tu avais pourtant l’air si fort. Bien plus que nous qui pleurons autant qu’on t’aime devant ton lit. Bien plus que nous qui maudissons à un point inimaginable la vie.

Tu nous as donné la plus grande leçon de courage de toute notre existence mais si tu savais à quel point c’est difficile, si tu savais à quel point on prie pour que tu ailles bien, si tu savais à quel point ton retour est la seule chose à pouvoir nous faire du bien.

Les jours passent. L’attente devient insoutenable mais l’espoir reste parce que devant ton courage, on sait qu’on n’a pas le droit de sombrer.

Si tu savais comme on t’aime. Mais tu le sauras un jour, j’en suis convaincue. Je crois tellement en la vie que je n’imagine pas que la mort puisse gagner.

Je t’aime tellement. Pardon de ne pas l’avoir dit avant.

Audrey

 

 

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Se mettre au sport : étape 1

Salut,

Mes vacances commencent aussi bien que mon année a fini, c’est-à-dire avec une sorte de grippe qui m’a couchée une semaine et demie et m’a valu un arrêt maladie de sept jours. Trop fun quoi. Mais dans cette folie sans nom, à base de nuits de 16h et de visionnage de séries en anglais les 8h restantes, j’ai eu le temps de réfléchir à ma vie et de me dire qu’il était vraiment temps de me (re)mettre au sport (ben oui, les secondes paraissent TRES longues quand tu ne comprends pas ce que disent les personnes à la télé).

Pour ceux qui me connaissent (vous me connaissez tous, non?), je suis quand même relativement active, à défaut d’être sportive. En temps normal (= pas ces deux dernières semaines), je cours 35 minutes par soir. Je m’étais aussi mise à faire des abdos (mais j’ai tenu trois jours, le temps de me rendre compte que flemme de faire du sport pour tenter d’avoir des muscles qui seront camouflés par les quinze steak-frites que je mange chaque semaine) et mon défi (presque quotidiennement réussi), chaque été, est de marcher 20.000 pas par jour.

Mais bon, rien de fou niveau musculature. Je m’étais donc dit que ce serait une bonne idée d’aller acheter des haltères et de faire deux-trois exercices qui me permettront d’éclairer la plage grâce à ma beauté cet été (mais en fait non).

J’étais au départ partie pour en acheter de 10kg (5×2) mais me suis vite ravisée quand j’ai vu que soulever 2x2kg à la caisse était déjà une galère sans nom pour mes petits bras composés d’environ 0,01% de muscles. J’ai tellement eu honte de ne pas réussir à porter quatre kilos (4 kilos purée) que j’ai lâché un « c’est pas pour moi » au vendeur, comme pour m’empêcher de perdre toute dignité.

Alors une fois rentrée chez moi, après mes 2,5kms avec 4kg sur le dos (le tram c’est dépassé), je me suis dit que j’allais quand même les tester ces haltères. Ben figurez-vous qu’après trois squats (deux et demi, le dernier j’ai pas pu le finir), j’ai fini par conclure qu’avoir des fesses aussi c’était dépassé et que mes haltères seraient bien mieux dans mon placard plutôt que dans mes bras. Ravie donc d’avoir enrichi le patron de Décathlon de quinze euros.

La prochaine fois que me vient l’idée de me penser sportive, rappelez-moi que c’est pas le cas. J’aurais pu me (ou vous) payer tant de Coca zéro en terrasse avec ces quinze euros….

Audrey

 

La licence de droit : Bilan

Ca y est, les résultats sont tombés : la licence de droit est pour moi TERMINEE.

Je me sens toute émue : entre joie et tristesse. Joie parce que c’est fini. Tristesse, aussi, parce que c’est fini.

J’ai passé les meilleures années de ma vie. Cet avis risque donc de trancher avec celui de beaucoup d’autres… la licence de droit rencontrant bien moins de succès que mon humour dans mon entourage.

Le droit a été une véritable révélation pour moi (même si tmtc que je veux pas obligatoirement en faire mon métier).

Est-ce difficile ? Oui.

Est-ce horrible ? Oui.

Est-ce fantastique ? OUI.

J’étais à Grenoble, fac ni grande ni petite (mais + petite que grande). Je me souviens encore de ce jour, il y a quatre ans, où je me demandais si partir était le bon choix et si revenir ne finirait pas par s’imposer à moi.

Aujourd’hui je ne comprends pas comment j’ai pu douter car ces trois ans étaient encore plus beaux que je n’aurais pu l’imaginer. J’ai mal au coeur de me dire que tout est terminé.

Les cours

Comme beaucoup, je suis arrivée en droit sans n’avoir jamais eu un seul cours dans ce domaine. Ca passe ou ça casse. Pour moi c’est passé et je trouve que ça aide réellement à comprendre le monde qui nous entoure.

La norme veut qu’on sache dès le départ si on préfère le droit public ou le droit privé. Comme à mon habitude, je ne rentre pas dans la norme et ne le sais toujours pas après trois ans…

Le rythme de travail 

Je ne vais pas dire que c’est l’enfer, mais je le pense fortement. J’avais pensé à faire un post pour vous apprendre à apprendre car j’aurais aimé pouvoir en trouver un il y a trois ans. A suivre. En tout cas, rien n’est impossible et c’est pas non plus la PACES.

L’ambiance 

J’ai passé mon bac dans l’académie de Lyon et étais donc prioritaire pour intégrer les facs de Lyon et de Saint-Etienne. Il m’a fallu une belle bataille administrative pour arriver à m’inscrire dans celle de Grenoble, mais Dieu seul sait à quel point je ne regrette pas.

Je n’ai absolument pas ressenti la pression et la compétition pourtant présentées comme étant des éléments communs à toutes les licences de droit. Au contraire. Je pense que chaque promotion décide de construire elle-même un esprit de solidarité ou non, notre promo ne ressemblant en aucun cas ni à celle d’avant, ni à celle d’après.

Alors merci Grenoble. Merci la fac. Et merci la vie. Et soyez gentils avec vos camarades qui ont séché le cours d’histoire pour finir leur nuit. 😉

Audrey

 

 

 

Je suis perdue

On m’avait prévenue : le moment de choisir son master est loin d’être le meilleur.

Quelle ville ? Quel domaine ? Quelle fac ? Quel avenir ?

J’étais fixée : c’était Grenoble ou rien. Puis d’un coup tout s’est bousculé. Etait-ce le bon choix ? Allais-je regretter ? Devais-je préférer le confort d’une ville que je connaissais à la sécurité d’un master que mes potentiels futurs employeurs connaitraient ?

Ma vie c’est le droit du travail. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas comment. Mais je sais que je le sais et que je le savais bien avant d’avoir mon premier cours sur ce sujet.

Alors là vient une question : faire un master de Droit du travail à Toulouse ou privilégier un master de Droit des affaires simple à Grenoble ? Mon coeur ou ma raison. Pourrais-je bifurquer en droit du travail après un M1 Droit des affaires ? Devrais-je plutôt me mettre un coup de pied aux fesses et partir sur Toulouse pour être sure de pouvoir faire ce que je veux ?

J’ai déjà recommencé ma vie quatre fois : une fois quand j’ai sauté une classe, une fois quand je suis allée au collège, une fois quand je suis partie à Lyon et une fois quand je suis venue à Grenoble. La différence est que toutes les autres fois, je me sentais mal là où j’étais (sauf quand j’ai sauté une classe, on reviendra sur ça bientôt). Là Grenoble est mon paradis.

Je vois les jours passer, les dates butoirs arriver et mon coeur hésiter. Mais bon, il parait que c’est dans l’hésitation que l’on prend les meilleures décisions. Ou pas.

Je suis perdue.

Audrey

 

Billet de (mauvaise) humeur

Salut,

Je suis sure que parfois vous vous êtes dit que c’était dommage de pouvoir uniquement me lire et pas m’entendre vous raconter ma vie passionnante. Croyez-moi qu’aujourd’hui vous allez me remercier d’avoir un penchant beaucoup plus sérieux pour l’écriture que pour l’oral.

J’AI PRIS UN COUP DE SOLEIL.

Je sais, vous allez vous dire que c’est normal, que chaque personne en prend au moins douze par été donc qu’il n’y a pas de quoi râler, ET ENCORE MOINS DE QUOI CRIER.

Oui c’est normal.

Oui chaque personne en prend au moins douze par été.

Mais oui, j’ai le droit de me plaindre, car en ce 4 juin 2019, c’est MOI qui suis touchée.

Invitée à une pool party samedi après-midi, j’ai voulu faire la folle à refuser la crème solaire que me proposaient gentiment mes compagnons de galère solaire. J’ai mal depuis trois jours. Vous devinerez donc que je regrette fortement.

Sinon, j’ai le dernier (enfin j’espère que ce sera le dernier, lol) oral de l’année demain. J’ai pas encore fini de lire tous les cours sur lesquels il portera, mais bon, on y croit (enfin j’y crois, je suis peut-être la seule mais me le dites pas svp).

Et là vous allez vous demander pourquoi je n’ai pas encore révisé : parce que je cherche des appartements sur Toulouse depuis dimanche. Pourquoi Toulouse ? Restez connectés pour le savoir. 😉

Bisous bisous

Audrey

PS : mon absence est due à une angine attestée par certificat médical. Je suis pas une lache. Continuez de m’aimer svp.

Résolutions de la demie année

Salut les poussins,

Je suis de retour. Pas encore en vacances, mais ça se compte en heures (minutes?).

Là, vous allez vous dire « mais Audrey pourquoi tu passes ta dernière soirée avant ton dernier partiel à raconter ta vie sur ton blog alors que ça ne t’a pas dérangée de le laisser inanimé pendant deux mois ? » (avouez, vous vous l’êtes dit).

Honnêtement, je ne sais pas. Mais mon inspi’ c’est un peu comme la SNCF : faut pas rater le train sinon t’es pas sûr que le suivant arrive un jour.

J’ai des bonnes résolutions pour ces vacances. Encore. Les mettre par écrit ça me rappelle qu’elles existent, à défaut de me forcer à les respecter.

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TOEIC : comment ça se passe ?

Salut le peuple,

Un mois de silence. Je suis débordée, pas inspirée et, honnêtement, pas motivée. Je passe 13-14 heures par jour sur mon ordinateur, donc en rajouter encore une pour écrire, c’est moyen. Mais je suis en grandes vacances dans quelques semaines, tout ira mieux. Vraiment mieux.

Pour une fois, il s’est passé un truc un peu cool dans ma vie (hors routine tram boulot dodo) (on n’a pas de métro à Grenoble) : J’AI PASSE LE TOEIC.

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La Soupe à la Grimace

Il m’est arrivé un malheur (bonjour déjà).

Un très grand malheur.

Un truc qui te fait remettre en cause l’intégralité de ta vie (et de tes hypothétiques talents culinaires dont tu as alimenté la possibilité d’existence pendant tant de temps grâce aux évolutions technologiques).

La semaine dernière, alors que je me préparais une délicieuse soupe que mon blender chauffant allait parfaitement mixer, un énorme poum m’a surprise. Vous savez, le genre de poum qui vous fait comprendre qu’un truc étrange (et négatif) est en train de se passer. Un énorme poum suivi d’une odeur nauséabonde de brulé, qui n’a pu que confirmer ce que je redoutais d’imaginer.

Il m’a fallu bien moins de temps pour réaliser que mon fidèle allié, aka mon blender chauffant, venait de me quitter que pour comprendre ce superbe arrêt rendu par la Cour de cassation le 7 juillet 1981 que je dois commenter pour mercredi.

Alors j’ai commencé à culpabiliser, me demandant à quel point j’avais pu maltraiter cet ustensile magique pour qu’il claque avant la fin de la garantie, et pas deux jours après qu’elle est finie (c’est moche « après qu’elle est finie », mais oui, c’est français), comme dans 99% des cas.

Puis, une fois la colère et la tristesse passées, un second problème, bien plus grave que celui d’être obligée de manger des pâtes jusqu’à la fin de ma scolarité, est apparu.

Trois jours avant, alors que je faisais mes courses à Géant comme chaque semaine, j’étais tombée sur une superbe promo de 25% de réduction pour l’achat de seize litres de lait (seize, mdr). Radine comme je suis, je ne pouvais qu’en profiter.

J’avais déjà perdu l’intégralité des futures calories que je serai obligée d’avaler maintenant que je ne peux plus déguster de délicieuses soupes en tentant de les rapporter chez moi. Mais au-delà de ça, le vrai problème est que ces seize litres de lait devaient initialement servir à parfaire le goût de mes merveilleuses soupes faites par ce tout aussi merveilleux blender chauffant qui n’est maintenant plus de ce monde.

Je me retrouvais donc avec seize litres de lait à boire avant mai, sans pouvoir les mettre dans ma soupe puisque je ne PEUX PLUS FAIRE DE SOUPE.

J’ai pensé à faire ma soupe dans une casserole, comme faisaient les vieux qui n’étaient pas aidés par la technologie. J’ai tenté. Comment vous dire que ça a totalement ruiné mes derniers espoirs de participer à Top Chef. Raté.

J’ai aussi pensé aux crêpes. C’est bon les crêpes. Mais je me suis dit que pâtes + crêpes c’était peut-être un peu beaucoup pour mon petit estomac. Raté aussi.

J’ai enfin pensé au riz au lait. Problème : j’aime pas le riz. Enfin pas trop. Enfin uniquement celui de ma maman et mamie. Je pense qu’elles apprécieront encore moins que mon dos que je leur rapporte mes seize litres de lait pour qu’elles me fassent du riz au lait. Raté encore.

Alors je suis repartie dans le délire de la petite fille de deux ans qui boit un biberon de Nesquik dans son lit avant de dormir. J’ai juste remplacé le biberon par une tasse qui passe à deux doigts de se renverser dans mon lit une fois sur deux et le Nesquik par du chocolat 85% de cacao que je n’arrivais pas à manger tel quel à cause de son goût amer. D’une pierre deux coups comme on dit. Tout arrive pour une raison, je vous avais prévenu.

Longue vie à vos blenders pas chauffants. Et à bientôt, pour de nouvelles galères.

Audrey

 

Bilan post partiels

Salut !

Il y a une semaine je rendais ma dernière copie de partiels. Procédure pénale. Le diable, l’horreur, la mort. Je suis tellement heureuse que ce super (affreux) souvenir ne soit maintenant plus qu’un souvenir justement.

Tant de nuits de cauchemars, à rêver des sujets qui pourraient potentiellement tomber (tout ça pour avoir le même sujet que l’année dernière, l’année d’avant, et toutes les années depuis dix ans) (légère exagération). Lol.

Mon téléphone n’a d’ailleurs pas non plus survécu à cette épreuve puisqu’il m’a quittée une heure après sa fin. Merci pour votre soutien dans ce moment difficile. Je me rassure en me disant que je l’aurais accompagné jusqu’au bout…. au bout du bout… le vrai amour (ou l’absence d’envie de mettre deux salaires dans son remplaçant, au choix).

Mon semestre 6 commence bien. Si j’ai aujourd’hui le temps d’écrire, ce n’est pas parce que je suis subitement devenue hyper organisée mais simplement parce que je ne peux pas assister à la première heure de cours de cette matinée qui est elle-même la troisième heure de cours de la matière dans laquelle je veux me spécialiser.

Je vous entends déjà vous demander pour quelle raison. Panne de réveil ? Pas de réveil ? Non. Bien moins glamour.

J’étais prête, assise dans le tram, à quatre arrêts de ma fac, quand soudain mon cerveau s’est mis en route (c’est dur le matin à sept heures hein) et s’est dit « mais Audrey, n’aurais-tu pas oublié de débrancher ton lisseur – qui ne lisse d’ailleurs pas du tout tes cheveux – ? ».

Un cours de droit du travail ne justifiant pas que je prenne le risque de foutre le feu involontairement à toute ma résidence (et ayant bien trop peur que ma collection de fonds de teint trop foncés pour moi parce que je ne connais pas ma carnation brule), j’ai fait demi-tour. Tout ça pour arriver chez moi et découvrir que je l’avais en fait bien débranché…

Alors je me retrouve là, bloquée derrière la porte, à attendre que le cours se termine pour pouvoir poser mes fesses sur les bancs de l’amphi. Mais bon, tout arrive pour une raison et je crois que pour le coup, la raison est que ça faisait bien trop longtemps que je ne vous avais pas raconté ma vie ici.

Merci d’être là. Coeur avec les doigts.

Audrey