Saint-Tropez 🏖

L’inconditionnelle de 50′ inside que je suis ne pouvait ignorer l’existence de Saint-Tropez à la réputation aussi étincelante que les stars qui s’y trouvent. Alors qu’elle ne fut pas ma joie quand les parents de l’ami avec qui je suis partie à Ramatuelle m’ont proposé de m’y amener (merci).

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Détestant tout ce qui s’apparente au luxe, Saint-Tropez n’avait, a priori, rien pour me plaire. A priori, oui.

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Saint-Tropez, cette ville à part. Saint-Tropez, cette ville où tu croises des yachts de la taille de ta maison, celle du voisin et celle du voisin de ton voisin rassemblées à chaque regard. Saint-Tropez, cette ville où les michtonneuses avec des talons plus hauts que la tour de Pise (mais un peu moins d’équilibre qu’elle, coucou la fille qui a failli tomber devant nous, c’est pas parce qu’on a fait semblant de ne rien voir qu’on n’a vraiment rien vu) et des sacs à main contenant toute leur panoplie de maquillage pour aller séduire un vieux riche plus proche de son entrée dans une tombe que de sa sortie de la maternité sont monnaie courante. Saint-Tropez, oui, Saint-Tropez.

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Je ne retiendrai pas de toi ton architecture presque aussi wtf que les tenues de ma prof d’espagnol au lycée ni la nonchalance de tes habitants, certainement lassés par tous ces touristes perdus à qui ils n’ont aucune envie d’indiquer le chemin qu’ils connaissent pourtant par coeur. Non, mon cerveau gardera seulement le souvenir d’une ville mignonne….mais surtout envahie de magasins de chaussures. Et on sait tous que les chaussures c’est plus important que tout.

Audrey

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Deux ans d’indépendance 🎊

26 août, fin des vacances. Le boulot a repris, les cours ne vont pas tarder, mais ma motivation, elle, semble être restée en vacances. Vacances, oui ces mêmes vacances que j’aurais voulues éternelles.

Il y a quatre mois je me lamentais sur mon sort (comme toujours) de pauvre étudiante qui allait se faire chier quatre mois parce que ses profs de fac, lassés de nos belles gueules, avaient choisi de nous faire terminer fin avril et recommencer mi-septembre sans savoir que j’allais passer les vacances les plus incroyables de ma vie. Ce n’est pas le sujet. Arrêtez de me faire dériver.

Qui dit fin des vacances dit rentrée, et qui dit rentrée dit début de ma troisième année d’indépendance, solo dans mon petit studio. Enfin « solo » juste en attendant de trouver le futur coloc parfait, celui qui supporterait Crimes en fond sonore toute la journée (non, je n’ai pas trouvé plus joyeux), Carla Bruni toute la nuit (parce que Crimes c’est cool la journée mais y a mieux pour s’endormir), mes insomnies suivies d’envie de couscous à 4h du matin, enfin bref, tous ces trucs qu’en réalité je ne supporte pas moi-même.

Deux ans d’indépendance, d’abord à une heure de chez mes parents (ça vaaaaaaa) puis à trois heures (ça vaaaaaa, mais un peu moins). Deux ans à faire brûler des dizaines d’omelettes, deux ans à faire déborder le lait quand je veux faire de la purée, deux ans à me dire « bon allez ce soir je tente de faire un repas de fou avec des bons légumes et tout » pour finir au McDo à 22 heures car tout a cramé. Mais bon, l’important c’est de participer. Il parait.

Alors il y a eu des moments de doute quand, seule devant l’araignée bien installée au bord de ma fenêtre j’appelais ma mère au secours avant de me rappeler que même avec toute la bonne volonté du monde, elle ne pourrait pas débarquer. Des moments de stress lorsqu’en plein visionnage de Patron Incognito, l’alarme incendie de ma résidence a sonné et m’a forcée à passer la moitié de la soirée dans le froid (et à rater Patron Incognito) (et ceux qui me connaissent savent qu’il ne FAUT PAS me déranger pendant Patron Incognito). Mais aussi, et surtout, des moments de bonheur intense comme ma première omelette non ratée (« réussie » serait de l’abus, non ratée c’est déjà bien) ou les vendredis soir où je rangeais de fond en comble mon appart’ (bon, ça restait rangé à peu près une heure trente, mais c’est déjà pas mal).

Alors je repars dans une semaine, mon extrême motivation du début dans mes valises, n’oubliant quand même pas ma flemme internationale de la fin dans un petit coin.

J’ai un peu peur. Je suis moyennement contente. J’ai beaucoup la flemme.

Vivement mai prochain.

Audrey

Vivante, je suis vivante

Mesdames et messieurs, BONSOIR,

Non, je ne me suis pas fait dévorer par un ours ou enlever par des extraterrestres excédés de ne pas pouvoir suivre mes aventures sur Snapchat même s’il s’est passé des choses VRAIMENT bizarres durant ce dernier mois. Je n’ai toujours pas d’excuses pour cette absence, puis honnêtement je n’en cherche plus. Mais je suis là, alors souriez. Et lisez. Lisez d’abord, souriez après, ok?

Mai, juin, juillet, trois mois, trois fois plus de trucs étranges qui se sont passés dans ma vie. Je ne parlerai pas de mon article qui s’est publié, sans pression, tout seul au beau milieu de la nuit alors que j’étais en train de me faire emmerder dans le train, ni du mec trop louche qui me prenait en photo, encore une fois, dans ce train où je passe la moitié de ma vie, mais j’ai des tonnes d’autres choses à raconter. Pardon d’avance de vous ennuyer, et me dites pas « mais tu ne nous ennuies jamais enfin », je répète : PARDON DE VOUS ENNUYER.

Je suis en vacances depuis le 26 (28?) avril et ce, jusqu’au 5 septembre prochain. Alors au début je me lamentais sur mon sort, ne comprenant pas comment j’allais pouvoir m’occuper pendant tout ce temps blablabla, et maintenant qu’il ne me reste que (mdr) un mois et demi de vacances, je commence à regretter un peu et me demander pourquoi le temps passe si vite (oui papy mamie, je sais, il y a cinq ans je vous critiquais quand vous disiez que les mois passaient à toute allure, je deviens vieille, que voulez-vous).

Le mois de mai a été plutôt tranquille. Enfin tranquille entre guillemets (je ne trouve pas les guillemets sur ce clavier, je tentais de faire passer ça discrètement mais je crois que c’est raté). J’ai passé tout le mois à stresser pour mes putain de résultats à cause de ma putain de prof d’anglais (oui, ça fait beaucoup de putain en une seule phrase, mais ça décrit très bien la situation). J’ai donc vécu ce mois de mai au rythme des maux de ventre dus au stress et de mes heures de conduite dues à la connerie qui m’a poussée à ne pas passer le permis quand j’ai eu dix-huit ans. Mieux vaut ne pas parler des choses qui fâchent, on est d’accord ? On est d’accord.

On peut dire que mes vraies vacances ont commencé en juin. La meuf ultra casanière que je suis a l’habitude de ne rien faire de ses vacances à part partir dans l’appart de vacances de ses grands-parents dans le sud et larver (du mot « larve ») dans sa chambre mais alors là…….ALORS LA. Je n’ai JAMAIS été chez moi.

J’ai commencé par partir en week-end chez LE mec que je détestais le plus de ma promo, celui que j’ai évité toute l’année. Me demandez pas pourquoi, je ne saurais pas vous répondre.

Le reste du mois, je l’ai passé presque entièrement chez Krishma. Je l’avais prévenue qu’il ne fallait pas m’inviter sinon je risquais d’élire domicile dans son salon, mais elle m’a quand même proposé de venir chez elle. L’amitié, la vraie. C’est aussi chez cette même superbe amie que j’ai rencontré mon superbe nouvel ami. Le coup de coeur de ma vie. Le moment où tu croises quelqu’un dans la rue et où tu te dis: « toi, tu vas rentrer et rester dans ma vie ». Je sais, c’est trop beau. Si vous voulez son numéro pour lui dire….ah bah non, je ne l’ai plus (pardon, personne, à part lui, ne pourrait comprendre ce merveilleux moment d’humour absolument essentiel dans ce post).

Puis il y a eu juillet, son soleil timide, sa pluie rapide et ses nuits torrides (non en vrai ça c’était juste pour la rime, désolée de vous décevoir). Aujourd’hui on est le 15. Hier c’était le 14. Les gens étaient à moitié tristes, à moitié heureux. Les feux d’artifice étaient à moitié beaux, à moitié ratés. Les Français étaient à moitié fiers, à moitié en colère. Et moi, bah moi j’étais à moitié émerveillée, à moitié grave saoulée.

Mais bon, demain est un autre jour. Aujourd’hui aussi d’ailleurs.

Audrey

UPDATE MA VIE

Euh ok donc cet article s’est publié tout seul. Du coup pardon pour les fautes de frappe et le fait qu’il ait été publié sans être fini et donc relu, j’ai pas trop compris ce qui venait de se passer mais merci de m’avoir prévenue. 

Bonjour-bonjour

J’ai soif, j’ai chaud, je perds autant de litres de sueur que de neurones par heure (= beaucoup), mais je suis là. Profitez.

A moins de vivre au find-fond du trou du cul de la Russie, vous avez forcément remarqué que le temps est devenu presque aussi chaud que moi en ce moment (papy, mamie: ceci est de l’humour, au cas où). Moi qui espérais plus que tout ce moment quand je me transformais en glaçon sur le banc de l’amphi 1 à la fac, j’en viens à regretter mes grosses doudounes et mes bottes hyper chaudes.

Depuis deux semaines je fais des allers-retours quasi-quotidiens pour Grenoble. Autant vous dire que six heures de train et deux-trois de transports en commun par jour c’est un peu trop pour mon petit corps et mon sommeil, alors venir vous écrire est presque impossible. J’espère que vous vous en remettrez.

Je reprends mon appartement le 3 juillet. Le contrat est signé, les cartons presque prêts (non en vrai pas du tout, mais je trouvais ça cool dans la phrase, euké) et mon sommeil ravi à l’idée de ne plus être délaissé pour partir prendre le train à 6h20 (ceci n’est pas une blague).

J’espère que votre vie est cool, que vous profitez du beau temps (ah bah non, les 3/4 des gens qui me lisent sont jeunes et donc encore en cours, ahahahahahah, on vous aime quand même) et que je ne vous manque pas trop (mais un peu quand même).

Bisous les zouzs.

Audrey

J’AI EU LE CODE DE LA ROUTE

Coucou bonjour hello.

Un an que je rêve de pouvoir ENFIN écrire et publier ce post (mais j’ai quand même mis un mois à le mettre en ligne, mdr, lol, très marrant) (oui j’ai remplacé mon « trop drôle » habituel par un « très marrant », histoire que la routine ne s’installe pas entre nous, vous voyez).

Il y a quelques semaines mon petit-frère de quinze ans a eu le code, me laissant, ainsi, être la seule bouffonne (c’est mon nouveau mot préféré, je le sors à toutes les sauces, pardonnez-moi) de la famille à ne pas l’avoir. Plus d’excuse, plus de « non mais je le ferai après mes partiels », « de toute façon même si j’avais le permis je ne voudrais pas conduire alors à quoi bon ? »: le temps passait et la fin de mon contrat avec mon auto-école approchait. Hors de question pour moi de perdre l’équivalent d’une trentaine de paires de chaussures juste parce que j’avais la flemme de le passer (bon, au final on a quand même perdu les vingt heures payées d’avance mais ce n’est pas ma faute et j’expliquerai plus tard) (l’art du suspense) (adieu chaussures) (la tristesse m’envahit, j’espère que vous aussi).

J’avais prévenu mes parents: je ne m’inscrirais que les 12 ou 21 (mes nombres préférés) de chaque mois. Problème: pour le mois de mai, ils tombaient soit un vendredi soit un dimanche. Impossible donc. Alors j’ai bloqué la date du 10 mai, sans grande conviction. Déjà qu’en le passant le douze j’étais pas sûre de l’avoir mais alors le dix…. (ça c’est mon côté superstitieuse).

Je choisis le lieu d’épreuve dont l’adresse commence par 21. Bah oui, quitte à ne pas le passer le 12, au moins avoir un 1 et un 2 dans l’adresse. Problème (encore): il est (à peu près) à l’autre bout du monde (du moins de la ville). Ma mère, cédant à tous mes caprices, accepte tout de même de m’y amener. Merci.

Mercredi 10 mai, rendez-vous quatorze heures. On part à treize heures, histoire de faire mentir ma fameuse réputation de fille toujours en retard. Je la supplie presque à genoux de se mettre sur la place de parking 21 (superstitieuse ET folle, coucou). Je rentre dans le bâtiment et vois que l’épreuve se déroule dans la salle 211. Signe du destin ? Aucune idée, tout ce que je sais c’est que mon cerveau s’est, à ce moment-là, dit qu’il n’avait pas le droit à l’erreur (et il se l’est encore plus dit après avoir entendu ma mère dire, à peu près, cinquante fois « plus jamais je viens ici » « putain Audrey t’aurais pu le passer dans un endroit plus près »).

Alors je suis rentrée dans la salle, avant d’en sortir, quarante minutes après, l’impression d’avoir raté ma vie, comme toujours mais avec cette petite voix, au fond de moi, qui me disait « non mais tu peux pas échouer là où ton petit-frère a réussi » (superstitieuse, folle et schyzo, je sais ce que vous vous dites…).

J’ai dû attendre les résultats trois heures, TROIS-PUTAIN-D’HEURES pendant lesquelles j’implorais à peu près tout ce que je pouvais implorer pour que cette horreur de code de la route soit terminée.

Puis, comme 99% des gens, au moment où j’ai appris que je l’avais je me suis dit « ahahahahahah mais c’était trop facile » et suis entrée dans la catégorie des gens très chiants qui vont vous dire « mdr c’est trop simple » quand vous lui direz que vous avez peur de passer le code. Mes plus plates excuses. En attendant, depuis trois semaines je conduis. Je n’ai encore écrasé personne, mais j’ai déjà confondu trois fois la pédale de frein et celle d’embrayage. Ca promet.

Audrey

Cinq ans sur Twitter, coucou

Il y a cinq ans jour pour jour je me lançais sur Twitter. Petite fille perdue et timide à en mourir (oui oui), j’y voyais, comme beaucoup, une sorte d’issue pour échapper à la réalité de la vie que je menais et qui ne me plaisait pas forcément.

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Il y a cinq ans, ce 26 mai (oups) 2012, alors que j’allais passer le brevet (d’ailleurs formidable idée de s’inscrire sur un réseau social JUSTE avant de passer le brevet, à refaire) j’ai débarqué sur Twitter, cet OVNI que très peu (personne) connaissaient. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, mais j’ai atterri ici. J’y ai découvert un monde parallèle, un endroit où les gens ne se jugeaient pas, s’aimaient mais surtout se respectaient. J’ai découvert la gentillesse des humains, cette faculté à se mettre à la place des autres, à accepter les différences et à en faire une force. J’ai découvert la bonté, l’entraide, tous ces trucs dont je doutais de l’existence tant ils m’avaient paru loin dans la réalité.

2012, mon identité était secrète. « Audrey, 14 ans », ils ne savaient rien de plus de moi. Ni photo, ni nom, ni autre détail qui aurait pu permettre de me reconnaitre. Twitter était un monde à part pour moi. J’étais moi, totalement moi, mais sans être qualifiée de moi (ok vous avez rien compris) (moi non plus).

2013, toujours cachée derrière ce pseudo, Audrey424, qui me suivait, j’arrivais à donner un peu plus de précisions sur moi: ma ville (plus ou moins), le nom de certaines de mes amies, ma date de naissance, puis petit-à-petit une photo….. ma première publique avec Capucine.

2014, nom, prénom, âge, ville, photo, ils savaient tout. Restait un problème: je refusais que les personnes de mon lycée découvrent mon Twitter. C’est à ce moment-là qu’une amie (qui savait que j’étais ultra active sur Twitter car elle était venue avec moi au tout premier meet-up de Capu parce que j’avais trop peur d’y aller seule :p) (très mauvaise idée d’ailleurs) a eu la for-mi-dable idée de dire à une fille de ma classe qui lui demandait si elle avait un compte sur Twitter « moi non mais Audrey si ». Je lui en voulais, beaucoup. Twitter était mon jardin secret, et je refusais de les laisser y entrer.

2015, fin du lycée, début d’une nouvelle vie. Nouveaux amis, nouvelle ville, nouveaux projets. Je m’éloignais peu à peu de Twitter, de cet endroit si beau au début devenu si moche. Mes amis les « twittos » changeaient, je changeais aussi. On ne se comprenait pas, on ne se comprenait plus, mais surtout on se retournait vers la vraie vie qu’on avait délaissée pour se réfugier sur Internet. On avait fui la vraie vie pour se réfugier dans Twitter et maintenant c’était ce même réseau social dont on voulait s’échapper.

2016, dégoût profond de Twitter, de ces gens qui n’y venaient que pour clasher les autres, de cette hypocrisie permanente et de la méchanceté qui l’accompagnait. Pour moi Twitter était mort, mes rêves d’un monde meilleur avec.

2017, mon avis est un peu moins tranché: il y a de bons côtés, d’autres un peu plus mauvais, mais j’ai aujourd’hui une seule & unique certitude: Twitter a changé ma vie, à jamais.

Alors aujourd’hui ça fait cinq ans que j’y suis active. Cinq ans que je raconte ma vie, que j’écoute les vôtres, que je m’embrouille avec des lourds, que je m’embrouille avec des pas-trop-lourds, que je m’embrouille avec des pas-lourds-du-tout, mais surtout cinq ans que je sais que j’aurai toujours des gens à qui parler, avec qui rire et pleurer, et même si je ne pleure plus, ça peut toujours être utile. Alors merci, à eux, à vous.

Audrey

Une Journée dans la Peau d’une larve (moi)

La fac….ses vingt-quatre semaines de cours et ses vingt-huit de vacances. J’en rêvais tant quand j’étais enfermée derrière les carreaux de ma salle de cours au lycée et que je pleurais en pensant à mes deux petits mois de vacances d’été qui allaient être gâchés par les éventuels rattrapages du bac. Pauvre victime. Mais pour être honnête, après un mois de vacances (sur quatre et demi) (normalement) (mdr), je commence à découvrir l’ennui: une sensation qui m’était inconnue depuis plusieurs mois.

Alors au début c’était parfait: excès de motivation pour faire du sport (trois abdos quoi), à manger (enfin tenter, lol, mdr), débarrasser le lave-vaisselle et tous ces petits trucs qui, en temps normal, me paraissaient si ennuyeux. Le problème est que trois semaines plus tard, ça commence à clairement me saouler de ne rien foutre de mes journées (admirez les rimes svp merci).

Je ne sais pas vous, mais moins j’ai de trucs à faire et moins j’ai la motivation pour le faire. Alors je ne fais rien. Rien du tout.

Je voulais lire, courir, apprendre le néerlandais (alors que je sais à peine dire bonjour en anglais) et plein d’autres petits trucs cool, au final je ne fais rien à part lire les posts déprimants des mères au foyer sur le groupe Facebook du Secret du Poids et attendre, toute une journée, que Manu veuille bien donner le nom de son Premier ministre.

Il y a quand même des trucs un peu sympathiques dans le fait d’être en vacances:

  • Tu ne peux pas rater ton réveil. Point positif un peu gâché quand ton père te réveille en hurlant à sept heures du matin parce que ton fabuleux frère ne veut pas lever ses fesses de son lit.
  • Tu peux bronzer tranquillement, allongé sur tes nouveaux transats, sans penser à rien. Point positif beaucoup gâché quand ton superbe chien, qui est à ta hauteur, te bave sur le ventre. C’est l’amour canin, il parait.
  • Tu peux te mettre au courant de ce qui se passe dans le monde. Point positif extrêmement gâché quand les chaines d’info en continu choisissent de se consacrer exclusivement à la nomination imminente du Premier ministre…..qui en fait n’arrivera que huit heures plus tard :)))))

Mais ça va, en vrai je me plains mais je me plaindrai encore plus quand je devrai reprendre les cours. Je suis Française, les Français sont éternellement insatisfaits, je suis donc éternellement insatisfaite. 😇

Audrey

Tout recommencer

Il y a un peu plus d’un an je mettais, pour la première fois, les pieds dans l’endroit qui allait devenir ma nouvelle ville: Grenoble.

Moi, la fille archi timide qui ne parlait à personne pendant ses années collège, je décidais de recommencer sa vie à zéro dans une ville dont elle ne connaissait rien, même pas sa localisation sur la carte avant d’y déménager (vous remarquerez que pour la première fois depuis des siècles j’ai utilisé l’expression « moi …. je » que je critique tant; c’était juste pour le style de la phrase hein, je ne suis pas tombée du côté obscur de la force).

Alors ce départ a été dur. La première semaine et sa sensation de solitude infinie. La seconde et ses questionnements. Mais aussi la troisième et son bonheur d’habiter dans une des meilleures villes de France.

J’ai parlé avec de nombreuses amies qui, elles aussi, avaient dû ou voulu tout quitter après le lycée. Même si nos expériences étaient très différentes, une chose revenait: le bonheur d’avoir quitté la ville où on avait vécu nos premières années, comme si on voulait tirer un trait dessus. Ce n’est pas ma volonté, pourtant force est de constater que quand je me promène dans Grenoble je me sens beaucoup moins jugée que lorsque je fais la même chose dans ma ville natale.

Alors merci Greny. A dans un mois. 💕

AUDREY

Pourquoi je voterai pour Macron

Il y a quelques mois je faisais un article dans lequel je vantais les mérites d’Emmanuel MACRON, cet OVNI qu’on présentait comme le futur président sans savoir que nos paroles seraient sur le point de décrire la réalité, à peine un an plus tard.

Alors douze mois et quelques poussières de jours après la publication de ce post, mes paroles sont beaucoup plus modérées et celui que je voyais comme LE SAU-VEUR-DU-MONDE-T’AS-VU ne l’est plus réellement à mes yeux. Du moins pas complètement.

Alors petit Manu est toujours aussi intelligent, gentil, marrant, MEGA BEAU, mais il y a quand même quelques petits trucs dans son programme sur lesquels je ne suis pas totalement d’accord, voire pas du tout.

Il est vrai que petit Manu, représentant officiel des gendres idéaux et des princes charmants parfaits n’a jamais rien fait dans l’ordre. Bah oui, tester les vieilles avant les jeunes, devenir président avant d’être élu local, SE PRESENTER AUX PRESIDENTIELLES AVANT D’AVOIR UN PROGRAMME (bah oui, Manu, c’est cool d’avoir dépensé mille cinq cents euros chez le dentiste pour avoir un sourire parfait, mais si les présidents étaient élus sur leur physique, bah ton ancien patron ne se serait jamais retrouvé à l’Elysée). Oui, il n’a jamais rien fait dans l’ordre.

Petit Manu, dimanche je voterai pour toi. Pas parce que je me retrouve en tous points dans ton programme. Pas non plus uniquement parce que tu te retrouves face à Marine LE PEN, aka le diable à mes yeux. Mais parce que je suis jeune, et quoi de mieux qu’un jeune pour parler à ceux qui le sont également. C’est une lourde responsabilité que le peuple s’apprête à te confier. Trente-neuf ans et toutes tes dents…. mais pour combien de temps ? Attention à ce qu’elle ne rayent pas trop le parquet, tu risquerais de les perdre, et de nous perdre aussi par la même occasion.

Audrey

De retour (pour toujours) (en plus ça rime)

Hello hello HELLLLOOOOO.

Ok, je sais, j’ai disparu un mois sans donner de nouvelles mais bon il faut savoir se faire désirer dans la vie. Non, en vrai j’étais en période de partiels et je n’avais plus le temps de vivre / de manger / de respirer / de dormir, à tel point que je pense être prête à aller à bout de Koh-Lanta, alors venir ici était loin d’être une de mes priorités, pardon. J’espère que vous allez vous en remettre.

Quoi de neuf?

Je suis partie début avril, époque où je pleurais (exagération) en me disant que je n’arriverais jamais à apprendre 300 pages de cours, en me lamentant sur mon incapacité à m’avancer et en me disant « la prochaine fois que tu commences plus tôt ». Aujourd’hui, nous sommes le 28 avril, mes partiels sont terminés, j’ai réussi à apprendre mes centaines de pages de cours pourtant j’ai quand même réussi à me planter dans deux de mes matières favorites, le talent, il parait. On verra.

Je reviens RE-GU-LIE-RE-MENT (mardis / vendredis) ici. Promis. De toute façon je n’ai plus que ça à faire.

Merci d’avoir attendu, d’être venus, merci pour tout.

Audrey