Trois ans ☃️

Ca fait quatre jours que l’on est en décembre. La fan des palmiers et de la chaleur que je suis pleure intérieurement. Mais bon, chaque flocon de neige me rapproche un peu plus du moment où je pourrai retrouver la chaleur du soleil qui frappera ma peau couverte d’un mini maillot de bain… Alala.

Décembre est un mois assez étrange pour moi. Je me sens un peu comme un OVNI au milieu de tous ces gens qui ne vivent que pour ça et attendent avec impatience ce merveilleux mois.

Mais sérieux, qu’est-ce qui vous fait tripper dans le fait de ne pas pouvoir sortir sans ressembler à Monsieur Patate avec vos quinze doudounes ou de voir les quarante minutes passées à vous faire un brushing démolies par des chutes de neige imprévisibles JUSTE au-dessus de VOTRE tête. Me dites pas que ça n’arrive qu’à moi. S’il vous plait, ne me le dites pas.

J’hésitais entre me plaindre parce que j’avais trop de trucs à faire et me plaindre parce que je m’ennuyais. Finalement, je me suis dit que j’allais faire les deux.

Je suis passée de quarante heures de cours par semaine (en vrai, je ne sais pas combien j’en avais exactement, je sais juste que c’était beaucoup trop) à plus d’heures du tout (enfin six heures…). Semaines de révisions, qu’ils disent.

Bon, honnêtement, pouvoir me coucher sans avoir à penser à mettre un réveil me fait un bien fouuuuuuuu mais, je ne sais pas vous, plus j’ai de temps, moins je fais de choses. Le rythme dingue des dernières semaines me permettait au moins d’aller dormir en pensant avoir fait quelque chose de ma journée. Là je me retrouve comme une larve dans mon lit, à pleurer intérieurement (ou extérieurement) devant mes centaines de pages à connaitre pour janvier…..

Comme l’année dernière, j’ai reçu une petite notif’ pour l’anniversaire du blog. J’étais à deux doigts de tous vous inviter pour une soirée géante histoire de fêter ça comme il se doit. Puis je me suis rappelée que j’étais une petite étudiante fauchée qui ne pourrait vous offrir autre chose que des petits fours cramés (mon talent en cuisine, toujours) et de l’Ice Tea en guise de champagne.

Je vais alors simplement me contenter de vous remercier, encore et toujours. Premièrement pour vos messages, évidemment, mais aussi, je dois l’avouer, pour tous ces gens qui tombent sur mon blog en faisant des recherches juste WTF qui éclairent mes soirées. Je vois tout. Je lis tout.

Merci.

Audrey

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Gilets jaunes & compagnie

Je vais me faire taper sur les doigts mais bon, évitez de me faire trop mal si vous voulez que je puisse continuer à écrire…

Les taxes augmentent, le peuple en a marre, le gouvernement s’en fout : ça aurait pu être une rébellion justifiée, c’est devenue une pâle copie d’un Secret Story raté où cris, colère et violences sont les clés pour exister.

Gilets jaunes : comment leur action a-t-elle décrédibilisé leur cause ?

Au début, ils protestaient contre la hausse des taxes sur les carburants. Aujourd’hui, ils ne savent plus trop pourquoi ils protestent, mais ils le font quand même. Sûrement un peu de fierté. Evidemment un manque d’honnêteté.

Ils sont là, partout, à bloquer les uns qui n’ont que leur travail pour manger, à insulter les autres qui se battent pour tenter de se relever.

Ils prétendent agir au nom et dans l’intérêt de ceux qu’ils arrêtent sur le bord de la route pendant des heures, ces Hommes transformés en objet dont l’utilisation est censée faire réagir le gouvernement.

Ils prétendent agir pour le peuple, ce même peuple devant représenter l’ensemble des Français dont ils excluent pourtant ceux qui ont choisi une marque de voiture trop chère à leurs yeux.

Ils prétendent agir pour toi, pour eux, pour nous, nous réduisant au silence, derrière la parole de quelques uns censée traduire celle de chacun.

Ils implorent la baisse des taxes tout en réclamant la hausse du nombre de professeurs, de chambres d’hôpital ou un accès gratuit à la culture.

Ils critiquent l’inertie du gouvernement face à la fraude fiscale qui fait perdre des milliards d’euros à l’Etat mais tentent de bloquer les centres commerciaux pour que la TVA cesse d’entrer dans les caisses de ce même Etat.

Ils réfutent l’idée de devenir un mouvement politique, cette et ces politique(s) qu’ils détestent, mais agissent main dans la main avec une partie de l’opposition politique, cette même opposition pour qui voter en 2017 n’était même pas, pour eux, une option.

Ils pointent du doigt ces milliardaires pour qui payer des impôts est loin d’être une priorité mais quémandent quelques lignes défendant leur cause dans leurs journaux.

Ils ont commencé par se battre pour des idées, ils finissent par lutter contre une personnalité.

Ils auraient pu tenter de parler, ils ont préféré tout casser. Ecartant alors toute forme de dialogue au profit d’une violence non maitrisée.

 

 

 

Mais Grenoble, que deviens-tu ?

Je suis arrivée sur tes terres il y a trois ans. Cette folle envie de nouvelle vie qui m’animait. Ce doux espoir que toi seul me l’apporterais.

J’ai vécu tant de moments inoubliables durant tous ces mois. J’ai promis tant de fois que rien d’autre ne pourrait être mieux que toi. J’ai cru que, si aucune histoire n’était éternelle, ma passion pour toi le serait. J’ai rêvé tant de temps que ce serait chez toi que mon futur se ferait.

Mais Greny……. que deviens-tu ? 

Ce matin, la tête dans le cul et le cul dans le bus direction la bibliothèque, je pensais que rien ne pouvait m’inquiéter plus que les trois cents pages à apprendre pour lundi, et pourtant.

Perdue dans mes pensées, il a suffi qu’une voiture à au moins cent km/h double mon bus (et manque de rentrer dans la voiture d’en face) sur une route limitée à 30 (Grenoble….. 30 en ville…… Grenoble) pour me réveiller.

Pour être honnête, rien ne m’a choquée. On a beau ne pas être à Paris, les gens n’en restent pas moins pressés. Il fallut que j’entende les sirènes de policiers arriver pour me rendre compte que quelque chose semblait clocher.

Un énorme boum, de la fumée noire et une odeur nauséabonde à la limite du supportable plus tard : mon petit bus traçait sa route et s’écartait à peine pour ne pas écraser un mec menotté à trois mètres d’une voiture qui venait de finir dans le trottoir après une course poursuite visiblement de plusieurs dizaines de mètres et surtout……après avoir incendié plusieurs voitures dans le quartier.

Mais Greny, que deviens-tu ?

Pourquoi toute cette violence ? Pourquoi réussis-tu à noyer tous tes bons côtés dans des mares de sang quotidiennes ?

Mais Greny, que deviens-tu?

Comment as-tu pu habituer tes habitants à la violence au point qu’ils se retrouvent à ne même pas freiner devant un gars allongé sur la route entouré de douze policiers qui tentent de le maitriser ? Comment as-tu pu ancrer dans nos cerveaux qu’on pouvait à tout moment être dérangés pendant notre soirée télé par des coups de feu en bas de notre fenêtre ?

Mais Greny, que deviens-tu ?

Comment as-tu pu me faire regretter ce choix que je pensais être le meilleur que je ne pourrais jamais faire ?

Mais Greny, que deviens-tu ?

Comment suis-je censée réagir quand tout ce qui a fait que je t’ai tant aimée me fait aujourd’hui te détester ?

Mais Greny, que deviens-tu ?

Jusqu’où va aller la haine de ceux qui ont la chance de vivre chaque jour au rythme de tes montagnes et des promenades de vaches organisées par le maire (je l’aime <3) ?

Mais Greny, que deviens-tu ?

Et tu sais le pire pour moi ? C’est quand je pose cette question et qu’on me répond que ça fait déjà bien longtemps que tu es comme ça.

Audrey

PS : tu peux cliquer sur ce lien si tu envisageais de venir à Grenoble (ici). Crois-moi que tu vas vite changer d’avis.

🤺

Certains ont dû se dire que j’étais morte, d’autres, juste très mal organisée. Si je pense qu’il y a, au final, un peu des deux, je suis surtout archi débordée.

Je pourrais jouer la fille avec une vie trop parfaite qui passe ses journées à parcourir le monde (enfin la France, j’ai peur de l’avion pour rappel), mais la réalité est bien différente.

Mes journées se résument à aller à la fac, rentrer de la fac, me doucher devant un Diner presque parfait (rêvant de la future moi qui saura faire autre chose que des légumes Picard carbonisés) réviser, réviser, réviser, réviser, tenter de gratter deux heures de sommeil, recommencer.

Mais, dans cet emploi du temps davantage chargé que palpitant, le monsieur d’en haut arrive tout de même à glisser quelques malheurs, histoire qu’ils se marrent un peu dans le ciel. Ben oui, y a pas que sur Terre qu’on attend avec impatience le nouvel épisode de la série du moment. Et visiblement, les anges se sont dit que « Les Malheurs d’Audrey » c’était pas mal pour remplacer ceux de Sophie.

Mon téléphone 

Vendredi dernier, je suis allée à l’Apple Store de Lyon histoire de voir s’ils pouvaient faire quelque chose pour mon petit téléphone de l’amour que j’aime tant mais dont le connecteur de charge marche une fois sur quinze (non, cette histoire n’est toujours pas finie).

Si je comptais sur mon charme et mon humour naturels pour tenter de leur faire pitié et qu’ils me trouvent une solution, ça n’a pas suffi. Pire encore, ils me suggèrent de l’abandonner au profit d’un nouveau compagnon, histoire que ce soit moi qui sois à l’origine de la séparation et non mon petit téléphone qui, un beau matin (enfin du coup il ne sera plus très beau, le matin) décide de ne plus répondre (et/ou charger).

Les plaques de cuisson qui explosent

Il y a deux semaines, je me suis décidée à préparer mon repas pour le lendemain afin d’éviter de faire rentrer la nourriture aussi saine que bonne de la fac dans mon corps. Si, pour être honnête, je ne m’attendais pas à un truc exceptionnel gustativement parlant, ma surprise fut immense quand j’ai découvert qu’au-delà d’être mangeables, mes pâtes à la carbonara étaient BONNES.

Et, visiblement, il n’y a pas que moi qui ai été surprise.

Deux jours plus tard, mes papilles restées sur ce goût extraordinaire de sauce carbonara à tomber par terre commandent à mes petites mains de faire un nouveau plat. J’allume les plaques de cuisson, pose ma casserole remplie d’eau dessus, m’écarte d’un demi centimètre pour prendre le paquet de pâtes dans mon placard, quand soudain : MES PLAQUES M’EXPLOSENT A LA FIGURE.

Coupure d’électricité à 21h :

  • Plus de moyen de m’éclairer, en pleine nuit donc. Déjà qu’avec de la lumière je vois rien et me prend les murs (coucou les gens de Twitter), alors imaginez sans.
  • Plus de moyen de manger. J’ai découvert les pâtes cuites dans l’eau chauffée dans le micro-ondes. C’est l’avenir de la cuisine moléculaire, je vous le dis.
  • PLUS DE MOYEN DE CHARGER MON TELEPHONE : ça tombe bien, il ne charge plus.

Après dix minutes à me demander pourquoi (encore) moi et vingt à tenter, vainement, d’expliquer à mes parents que je voulais bien remonter le bouton du disjoncteur qui avait sûrement sauté mais que, dans le noir, c’était assez compliqué et que mes minutes avec eux étaient comptées puisque mon téléphone n’allait plus avoir de batterie, j’ai fini par en conclure que Spielberg avait du souci à se faire parce qu’il ne faisait pas le poids face aux scénaristes de l’au-delà.

Bon allez, bonnes vacances à tous, sous ce beau soleil estival (non je rigole, on est passés de 30 degrés à -15. Grosses pensées à mes vêtements d’automne qui, cette année, n’auront habillé que mon placard) et à vendredi (peut-être) (normalement) (sûrement). 

Audrey

 

Alcoolisme banalisé

La semaine dernière (bon, maintenant ça fait un mois) (mdr….) j’ai eu des cours sur les dangers de la drogue. Archi fun la licence de droit, vous allez vous dire. Ils ont sûrement compris que c’était notre seule possibilité pour apprendre leurs 500 pages en trois jours. Bref.

Si le cours en lui-même m’a beaucoup plu, que le prof était absolument génial et passionné par ce sujet (mdr), ça m’a rappelé à quel point je trouve cette société hypocrite sur le sujet. Explications.

La génération dont je fais partie est fortement sensibilisée à cette question de la drogue. Et, si cela n’empêche aucun jeune d’en prendre, tous le font en sachant les dégâts que ça peut causer et causera probablement. Pourtant, si toute l’énergie des pouvoirs publics semble mise sur la lutte contre les drogues, elles sont pour moi bien moins dangereuses que l’alcool. Je m’explique.

Tout ado digne (ou pas) de ce nom a déjà fait une soirée (bien) arrosée. Si lister le nombre de bouteilles qui descendent au fur et à mesure devient impossible passé le troisième verre, compter le nombre dans la poubelle le lendemain est beaucoup plus pratique. Sauf que quand le nombre de bouteilles vides est plus élevé que le nombre de personnes présentes à la soirée, ça devient inquiétant.

Alors beaucoup vont penser que « c’est pas grave », « puis de toute façon c’est que deux fois par semaine », « mais l’alcool est mon seul vice Audrey, je ne fume pas et je ne me drogue pas ». Et là est, à mon sens, tout le danger de l’alcool, par rapport à la drogue.

Alcool banalisé, alcool valorisé, alcool imposé : comment cette société nous pousse à penser que l’alcool est un passage obligé ?

L’alcool banalisé

Si aucun (ou presque) parent ne tolérerait de se rendre complice voire coupable de la première cigarette ou du premier joint de son enfant, la plupart ont été la cause du premier verre de leur progéniture (c’est quoi ce mot).

A un anniversaire, au nouvel an ou tout simplement pour « ne pas rater ce moment », la plupart, dont moi, ont bu leur premier verre accompagné de leurs parents. Et si je suis plutôt partisane du fait qu’il vaille mieux accompagner dans les conneries plutôt que d’interdire systématiquement, tout en sachant que l’enfant les fera quand même à un autre moment, je suis beaucoup moins fan quand on le fait en oubliant que ça RESTE une connerie.

Alcool banalisé; tellement banalisé qu’on en vient à oublier qu’il reste mauvais.

Le petit verre en sortant des cours afin d’atténuer la journée difficile qu’on vient de passer, les McDo des lendemains de soirée pour éponger les dégâts puis les bonnes résolutions du « plus jamais ça », oubliées une fois le mal de crâne passé : ce triste rituel qui nous fait perdre la tête, au sens propre comme figuré.

L’alcool valorisé 

Pire encore, l’alcool devient valorisé. Comme s’il y avait d’un côté les bons fêtards, capables d’être toujours debout après avoir ingéré dix verres sans broncher et de l’autre ceux pour qui la fête sera forcément moins folle car ils tournent au Coca (niveau santé y a mieux que le Coca, je vous l’accorde).

L’effet dissuasif du changement de comportement devient l’effet recherché. Pourquoi les jeunes boivent ? Pour atteindre un niveau tel que leur comportement changera. Si ce changement de comportement aurait dû alerter sur le dangerosité de la prise excessive, ou non d’ailleurs, d’alcool, il devient la limite minimale de prise. Hors de question de boire si aucun effet ne se remarque.

L’alcool imposé

Les banalisation et valorisation de la prise d’alcool tendent à en faire une règle, qu’il conviendrait d’imposer à tous. L’alcool, devenu la norme, met à l’écart ceux pour qui la protection de leur foie vaut plus que l’euphorie d’un soir. Tout cela sous les yeux de tous, pouvoirs publics et médecins compris, qui semblent oublier que l’alcool n’est pas dangereux que quand il est associé à quelque chose.

On sait tous que conduire en ayant bu est dangereux, mais on sait bien moins que boire sans conduire l’est aussi.

Alors chers jeunes, chers moins jeunes, chers plus du tout jeunes : rappelez-vous que l’alcool ne vous fera, contrairement à ce que vous pensez, jamais de bien. Rappelez-vous que votre plaisir du présent se fera au détriment de votre santé du futur et que vos regrets de ne pas boire quinze verres par semaine seront bien moins importants que vos remords d’en avoir bu quinze de trop.

Audrey

Habitude

Il y a quelques temps, j’avais lu une étude qui disait qu’il fallait trois semaines pour qu’une action répétée devienne une habitude. Ca fait trois semaines que je poste mon article le samedi au lieu du vendredi, vous comprendrez donc que c’est devenu une habitude, qu’il va maintenant être très difficile de me faire passer. Veuillez m’en excuser.

J’aurais pu rompre la tradition hier soir, avant qu’elle ne passe la barre fatidique des trois semaines donc, mais la SNCF en a décidé autrement.

Hier, 14h50 : fin des cours (la faaaaac) (non je rigole, j’ai 30h de cours par semaine) (je vous ai déjà dit de ne pas vous emballer comme ça, enfin). L’idée d’enfin terminer le cours d’histoire dont je ne voyais plus la fin m’enchantait, certes, mais bien moins que celle de pouvoir enfin prendre mon petit train pour rentrer dans ma petite maison avec mon (plus trop) petit chien. Allez, trois heures de train et tu y seras.

Trois heures de train.

Mdr.

Dix minutes de retard au départ de Grenoble, quarante-cinq minutes bloquée sur les rails à littéralement trois cents mètres de la gare de Lyon à cause d’un problème d’aiguillage (tellement rageant, même en rampant je les aurais fait plus rapidement les trois cents mètres), un train Lyon – Saint-Etienne raté, donc, un deuxième en retard de trente minutes puis finalement annulé, un dernier qui part cinquante minutes après l’heure prévue, une route barrée qui te fait faire un détour aussi grand que ta haine envers les trains et voilà que ohhhh c’est déjà 21h30, ohhhhhh ça fait déjà 6h30 que tu es partie, ohhhhh tu n’es toujours pas arrivée, ohhhh que ta vie est belle, ohhhhh QUE TU L’AIMES TA SNCF.

Alors la première heure tu révises, bercée par les mini tremblements de terre quand ton train en croise un autre et les freins tellement doux du conducteur qui font que même ton coeur tombe à la renverse.

La deuxième heure ça devient long.

La troisième ça continue d’être long.

La quatrième tu perds patience, donc c’est encore plus long.

La cinquième tu commences à te dire qu’à TF1 ils devaient avoir un budget fou pour tourner une caméra cachée de ta vie depuis vingt ans maintenant.

La sixième tu te dis que ce serait cool que ce film sur ta vie qui promet d’être drôle sorte assez rapidement pour que tu puisses en profiter pour te divertir en le regardant dans le train.

Puis la septième arrive et tu te dis que finalement, ils ont tout leur temps pour le sortir, parce que même dans vingt ans tu seras encore coincée dans ce train qui avance aussi vite que moi dans mes révisions (ps : je suis en retard partout).

Au milieu, tu rencontres des médecins qui ont une conférence super trop importante à Dijon le lendemain à huit heures. Alors tu relativises. Pour deux choses. Premièrement parce que tu te dis que finalement rater cinq des quarante trains quotidiens Lyon – Saint-Etienne c’est toujours moins pire que de rater le seul train pour Dijon. Deuxièmement parce que tu comprends que si le gars de la SNCF posé devant toi que tu tues du regard depuis quarante minutes décide de le faire payer en t’arrachant la tête, des médecins seront là pour essayer de la recoller, à défaut d’arriver à réparer ton coeur qui se casse de plus en plus au fur et à mesure des heures.

Puis, toujours au milieu (le milieu de 6h30 est assez long pour qu’il s’y passe plein de choses ok) tu te mets à penser à ta vie. Ha ça, tu as le temps d’y penser. Tellement le temps de réfléchir à ta vie que tu n’as plus le temps de la vivre. Mais en réalité, à quoi bon vivre ta vie alors que tu peux l’imaginer en supprimant tous les trucs chiants du quotidien (exemple -au hasard, évidemment- la SNCF) ?

Ben oui, mais en fait c’est ça : la SNCF nous fait perdre une journée de vie par semaine pour qu’on puisse la passer à rêver d’une autre vie, sans eux, dans laquelle nous pourrions enfin être heureux (et à l’heure). Que de bonté en eux. J’en suis toute émoustillée.

A la fin du milieu tu te promets de ne plus jamais mettre les pieds dans un train. Au milieu de la fin tu te rappelles qu’en fait ben tu n’as pas vraiment le choix.

Alors tu y retournes, comme vers un vieux ex que ton esprit te dit de fuir mais que ton coeur ne parvient pas à oublier. La seule différence, c’est que là mon esprit et mon coeur sont tous les deux d’accord sur la nécessité de fuir. Loin, très loin. Mais comment fuir la SNCF quand ton seul moyen de partir loin est de monter dans un de leurs trains ?

Alors tu restes. Demain tu reviendras, demain tu remonteras, demain tu (re)râleras.

En attendant, je vous souhaite une bonne nuit. Merci.

(PS: demain c’est la dernière fois que je rentre à Saint-Etienne avant novembre, je vais devoir trouver un autre sujet que la SNCF pour râler ici; soyez pas trop tristes).

Audrey

26 septembre

26 septembre.

Il fait tellement froid que les oiseaux n’osent même pas sortir le bout de leur bec pour me réveiller en chanson. Je dois donc me contenter des podcasts de France Inter sur la guerre de Corée et l’industrie en Chine. Beaucoup moins agréable comme réveil je l’avoue, mais on fait avec.

A J+ pas beaucoup de la rentrée, je suis déjà épuisée. Mon rythme de vie est aussi sain que mes repas (donc pas du tout) et la montagne de choses à faire pour les cours me fait autant peur que rire.

Peur parce que c’est beaucoup. Rire parce que c’est trop et que je me demande comment un humain peut demander autant de choses à ses étudiants. Ou alors les profs ne sont pas des humains. Je croyais pourtant que mon prof de droit public était le seul sur-humain de cette planète. Bref.

Bon, d’un côté c’est cool de couler sous la tonne de trucs à faire pour les cours. Ben oui, plus besoin de trouver de fausses excuses pour : ne pas faire de sport, ne pas laver ton linge ou sortir ta poubelle uniquement quand elle déborde tellement que tu doutes qu’elle ne te fasse pas dépasser le poids maximum permis dans un ascenseur. Et non, pas besoin d’inventer des bobards pour justifier ton manque de temps pour faire les trucs chiants quand tu manques VRAIMENT de temps.

Sinon, mon téléphone est toujours chez Darty. Ca fait maintenant trois semaines. Je suis sure qu’ils le gardent en otage parce que j’ai refusé de m’endetter sur mes dix prochaines années d’argent de poche pour payer sa réparation (ou que c’est un complot avec mes parents pour m’apprendre à déconnecter des réseaux sociaux, au choix). Monde de capitalistes va’.

Si le temps arrête de courir aussi vite que moi quand je suis à deux doigts de rater mon train, j’aurai peut-être le temps de vous écrire un article sérieux sur un sujet sérieux (mais un ton pas très sérieux, vous savez bien) la semaine prochaine. Sinon, on se retrouvera pour un autre post presque aussi inutile que celui-ci.

Merci

Audrey

Réseaux sociaux : le sevrage

Ceux qui m’aiment beaucoup (ou au moins un peu) auront remarqué mon absence prolongée sur l’intégralité de mes réseaux sociaux. Si la rentrée peut en partie expliquer cela, ce n’est qu’en partie.

Il y a deux semaines maintenant, j’ai emmené mon téléphone d’amour que j’aime tant à Darty car il ne chargeait plus. Après deux semaines de vadrouille pour arriver dans l’atelier à Lyon (oui, même à dos de cheval il y a cinq cents ans les gens faisaient la distance Saint-Etienne – Lyon plus rapidement, bref), mon petit téléphone de l’amour que j’aime tant s’est vu refouler car la garantie ne prenait pas en charge ce problème (évidemment) et que sa maman d’amour qui l’aime tant (moi) n’a pas voulu payer les 430 euros réclamés.

430 euros pour réparer le connecteur de charge d’un iPhone 7 qui, sur le site de Darty, est actuellement vendu NEUF à 100 euros de plus. Vous sentez le léger foutage de gueule là ? VOUS LE SENTEZ LE LEGER FOUTAGE DE GUEULE LA ?

Moi, petite étudiante fauchée que je suis, me retrouve donc depuis deux semaines et pour une durée encore illimitée sans téléphone.

Pensez à moi.

Priez pour moi.

A bientôt

Point rentrée

Bon, pour moi la rentrée ça date (trois semaines), mais les levers le matin sont encore tellement durs que j’ai l’impression que c’était hier.

Pour être honnête, je comptais, jusqu’à vendredi matin, passer cet article à vanter les mérites de ma fac et à crier mon bonheur d’être ENFIN retournée en cours, mais les dix heures de cours d’hier m’ont littéralement achevée et fait regretter mes journées transat au bord de la piscine. Genre, vraiment.

C’est ces mêmes dix heures de cours qui font que je n’ai rien posté hier, parce que clairement quand tu fais 8h-19h (on a eu une heure de pause au milieu hein, j’ai beau avoir eu 9 au bac de maths, je sais quand même que 19-8 ça fait 11) tu as à peu près ZERO envie d’écrire un article pour parler de la rentrée.

Et là vous allez vous dire « ben fallait l’écrire avant », oui, je l’avais fait, sauf que l’article que j’avais commencé à écrire pour hier est sur un sujet un peu lourd (du moins + que petite Audrey désespérée d’avoir fait dix heures de cours en une journée vous voyez) et je préfère le blinder avant de le publier. Et quand ils ont rien à dire, les gens parlent de la pluie et du beau temps, en ce qui me concerne je préfère parler de la rentrée. C’est presque aussi déprimant.

Cette année j’ai pris des sortes de bonnes résolutions (bien que je déteste ça), notamment le fait de partir un peu plus tôt qu’à la seconde près qui faisait que je n’étais (normalement) pas en retard.

Pour ceux qui ont suivi le délire, l’année dernière je prenais le train de 7h33 qui me faisait arriver à la fac à 7h59 pour commencer à 8h…. Après un an à stresser d’être en retard tous les matins (mais à ne jamais l’être, le talent), j’ai enfin compris que douze minutes de sommeil en plus ne valait pas une vie raccourcie de dix ans à cause du stress accumulé pendant ma jeunesse.

Ca fait donc trois semaines que je pars chaque matin à 6h58 de chez moi (oui, la demi-mesure ça n’existe pas chez moi : c’est soit je pars juste à l’heure soit je pars une heure avant), j’arrive à 7h20 et, bien au-delà de réduire mes chances de mourir jeune à cause de mes angoisses, ça fait tellement de bien de pouvoir regarder les petits oiseaux qui chantent en marchant tranquillement pour rejoindre l’amphi ou de ne pas se taper une crise de stress quand ton charmant ordinateur décide de te narguer en faisant ses puta** de mise à jour pendant que le prof parle parce que tu ne l’as pas allumé avant. A tester.

Bon sinon, en dehors de tout ça, je suis tellement heureuse d’être retournée en cours. Sincèrement, quand tu as passé ton mois d’avril à bosser tout le temps, toutes les semaines, tous les jours, toutes les heures à en chialer d’épuisement, tu trouves le temps bien long quand, pendant cinq mois, tes journées se résument à regarder Petits secrets entre voisins en replay (Only God can judge me, oké).

Bon, je vous laisse et file réviser parce que ce n’est pas parce que je ne suis plus en retard à la fac que je ne lui suis pas (déjà) dans mes révisions.

Merci.

Audrey

 

Cavalaire-sur-Mer : la galère

A peine le temps de défaire mes valises que je suis déjà là, à vous raconter mes petites aventures à Cavalaire (bon, en fait j’ai mis deux secondes à commencer l’article, certes, mais trois semaines à le terminer , oups). Si c’est pas de l’amour ça …

Je suis partie la semaine du 15 août (1ère fausse bonne idée) à Cavalaire (2ème fausse bonne idée) avec mon copain (3ème fausse bonne idée) (non je rigole :p). Bref, je suis partie LA semaine où tout le monde part, dans LE coin où tout le monde part, avec LA personne avec qui tout le monde veut partir (au moins). Donc forcément quand t’es déjà poissarde à la base mais qu’en plus tu nargues la poisse, ben il ne peut que t’arriver des galères. Récit.

La SNCF 

On passera la grève des TER Lyon – Saint-Etienne. La SNCF fait tellement de trucs aberrants chaque semaine que j’ai déjà épuisé tout mon stock de blagues sur elle. En revanche, on va parler de la suppression des trains Marseille – Toulon PILE au moment où je devais les prendre. Pas besoin d’avoir d’idées de blagues pour le coup, cette annulation en est une immense à elle seule.

Pour ceux qui ne sont jamais allés à Cavalaire, il n’y a pas de gare là-bas. Oui oui, il n’y a PAS DE GARE LA-BAS (alors qu’il y en a une à Agde, ok).

Plusieurs solutions s’offrent alors à vous : vous arrêter à Toulon puis prendre un bus, vous arrêter à Marseille puis prendre un autre bus (mais pendant que vous ferez Marseille – Cavalaire en bus, votre soeur aura le temps de se faire trois allers-retours en Australie : à éviter) ou vous arrêter à Saint-Raphaël (chose que j’avais faite l’année dernière pour Ramatuelle) (chose que j’aurais dû refaire cette année) (mais chose que je n’ai pas faite cette année). Nous avions bien évidemment choisi la première, sinon c’est pas drôle.

A peine le temps de poser mes six sacs / valises (pour cinq jours, beau ratio) sur le quai de la gare de Marseille que mon regard avait déjà croisé celui du panneau d’affichage des trains et surtout du petit « annulé » à côté de TOUS ceux pour Toulon. Je répète : TOUS les trains pour TOULON.

Me voilà donc, bloquée dans une gare que je ne connaissais pas, sans moyen pour aller à ma destination souhaitée, sans aucun moyen pour retourner d’où je venais non plus. La belle vie quoi.

Les valises dans le bus

Après avoir enfin réussi à trouver un train, restait encore l’épreuve du car (ben oui, je vous avait dit qu’en s’arrêtant à Toulon, l’aventure était encore loin d’être terminée). Si prendre le bus est quelque chose de banal pour beaucoup, chaque petit geste est une aventure pour moi.

Qui dit jolie ville dit jolies photos Instagram. Qui dit jolies photos Instagram dit jolies tenues. Et qui dit jolies tenues dit ……………….. GROSSE VALISE POUR LES TRANSPORTER (j’aurais dû mettre valise au pluriel, mais j’ai pas osé).

Me voilà donc partie avec mes quarante tenues pour cinq jours et presque autant de sacs (parce qu’on ne mélange pas les chapeaux et les vêtements quand on s’appelle Audrey). Le problème (encore un) quand on emporte douze valises et qu’on doit prendre un car, c’est que rien ne te garantit que tes valises rentrent dans sa mini soute. Rien. Encore moins en pleine saison quand TOUS les autres ont eu la même idée que toi (à savoir, emporter toute leur garde-robe).

Si pour l’aller les choses se sont à peu près bien passées, ça a été vachement plus compliqué au retour. Bien sûr, rentrer le vendredi de la semaine du 15 août alors même qu’à peu près toute la planète Terre rentrait ce jour-là n’était pas forcément une bonne idée, mais vis ma vie de jeune qui travaille deux semaines par an (c’est dur la vie, vraiment très dur)…. dont la semaine juste après le 15 août. Rentrer à ce moment-là n’était alors pas un choix mais bel et bien une obligation.

Bref, j’ai rapidement regretté d’avoir arrêté de jouer à Tetris il y a quinze ans quand il a fallu faire rentrer les valises de quarante passagers dans la soute d’un car où même les petites fesses de ces quarante personnes ne rentraient pas. On a finalement réussi, ma mère m’ayant toujours dit que quand on veut, on peut. Vous savez bien.

S’il y aurait encore des dizaines de petites galères à raconter (faire une mousse au chocolat avec un batteur qui dégage les oeufs du saladier au lieu de les monter en neige, passer trois heures dans les embouteillages de Saint-Tropez pour faire vingt kilomètres et plein d’autres petits trucs que le politiquement correct m’empêche de révéler ici), ça, je le garde pour une fois ou je le tairai à tout jamais.

A vendredi. Merci.

Audrey